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Les deux premières semaines après l'infection au VIH correspondent à la primo-infection. Aucun symptôme ne se manifeste car le corps n'a pas encore réagi, mais le dépistage effectué à ce moment-là montre des taux très élevés du virus qui se trouve à son pic de multiplication. Cela prouve que la transmission a été récente et qu'un traitement doit être rapidement mis en place pour éviter notamment d'évoluer vers le syndrome du sida.

Mécanisme de la primo-infection au VIH

Pendant ce stade initial de la primo-infection, le système immunitaire n'est pas prêt à attaquer le VIH qui se reproduit alors très vite. Un test de dépistage va alors retrouver un très haut niveau du virus dans le sang, souvent beaucoup plus important que lors des autres étapes de la maladie. Le processus est le suivant :

  • Le virus pénètre dans l'organisme et se réplique alors très fortement et rapidement, prenant de court les défenses de l'organisme.
  • On retrouve dans le sang :
    • une charge virale très importante ;
    • mais des taux très bas et inquiétants chez les lymphocytes CD4+, les cellules cibles du VIH.
  • Le système de défense de l'organisme, par les mécanismes habituels de lutte contre les agents viraux, va reconnaître les protéines du virus et l'attaquer. Il s'établit alors un équilibre et, pendant cette période, le malade peut développer un syndrome grippal avec fièvre, adénopathie (ganglions), pharyngite, etc.

Les symptômes de la primo-infection

La grande majorité des personnes en état de primo-infection n'ont pas de symptômes. S'il existe des manifestations, elles peuvent durer de quelques jours à plusieurs semaines. Malheureusement, ces symptômes ne sont pas spécifiques au VIH (mais plutôt similaires à ceux de la grippe ou d'autres infections virales) et ne sont que très rarement remarqués par le patient :

  • rash cutané (éruption cutanée transitoire) ;
  • amaigrissement ;
  • fièvre ;
  • céphalées ;
  • fatigue ;
  • malaise ;
  • pharyngite ;
  • sueurs nocturnes ;
  • ulcérations buccales et/ou génitales ;
  • augmentation du volume des ganglions (polyadénopathie) ;
  • douleurs musculaires.

Le test de dépistage pendant la primo-infection

Suite à l'infection par le VIH, il faut attendre plusieurs semaines pour que le corps reconnaisse les cellules infectées et produise des anticorps contre le virus :

  • Ce sont ces anticorps qui pourront être utilisés pour détecter la séroconversion (phase d'une infection où les anticorps apparaissent en quantité suffisante dans le sang pour être dosés et donc quantifiés).
  • Avant cette étape, les résultats des tests de dépistage resteront négatifs.
  • Bien que les techniques aient fortement évolué, il est toujours recommandé d'attendre 3 semaines après un rapport à risque pour se faire dépister.

En revanche, il existe des tests de détections du virus (antigène) qui peuvent être pratiqués dans les 72 heures suivant le rapport sexuel à risque ou le contact avec un fluide corporel contaminant.

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