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Contrairement aux personnes possédant un système immunitaire sain, celles atteintes par le VIH sont confrontées au risque d'infection par des maladies opportunistes profitant d'un organisme affaibli et ne sachant plus se défendre correctement. Ces infections viennent alourdir la liste des symptômes et compromettre l'efficacité des traitements antirétroviraux.

Maladies opportunistes : le réel danger du sida

Les personnes avec un système immunitaire sain peuvent être exposées à certains virus, bactéries ou parasites sans être affectées, le système immunitaire luttant chaque jour contre beaucoup d'agressions pour nous éviter de tomber malade. Mais les personnes vivant avec le VIH doivent faire face au fléau des maladies opportunistes :

  • Le terme « opportuniste » signifie qu'elles profitent de la faiblesse de l'organisme pour s'y introduire et entraînent des maladies d'autant plus graves que le corps n'est plus capable de lutter efficacement.
  • Ces maladies peuvent être infectieuses, mais aussi tumorales. Par conséquent, chez le malade immunodéprimé, les infections et les cancers se multiplient et peuvent toucher des organes vitaux (foie, cœur, cerveau...).
  • Le niveau d'immunodépression (faiblesse immunitaire) conditionne le risque et la gravité de la maladie opportuniste :
    • Ainsi, un diagnostic et donc un traitement tardifs représentent une cause de mortalité importante en comparaison des malades bénéficiant d'un traitement précoce.
    • Cependant, les nouvelles thérapies ont permis de diminuer de plus de 80 % le taux de mortalité lié au VIH.

Quelles sont les maladies opportunistes du sida ?

Voici une liste des maladies opportunistes les plus courantes et les plus dangereuses :

Par ailleurs, plusieurs maladies auto-immunes font désormais partie des maladies que l'on retrouve fréquemment chez les personnes souffrant du sida, notamment le syndrome de Gougerot-Sögren, le psoriasis, le lupus systémique, les anémies hémolytiques auto-immunes et les uvéites. Cela est dû à l'allongement de l'espérance de vie qui s'accompagne d'une augmentation des risques d’apparition de maladies chroniques (cancer du poumon en tête sachant que, en France, en 2010, le cancer du poumon a été la première cause de mortalité chez les sujets VIH +).

C'est en raison de leur extrême gravité qu'il est important de repérer les signes des maladies opportunistes chez un patient atteint du sida.

Comment anticiper la maladie opportuniste en cas de sida ?

Différents examens biologiques sont pratiqués pour apprécier le stade de l'infection VIH et donc évaluer l'efficacité du traitement. Ces démarches sont au cœur de la prévention d'une infection opportuniste.

La charge virale

Le VIH est un rétrovirus, c'est-à-dire qu'il est composé d'ARN (acide ribonucléique), par rapport à l'ADN (acide désoxyribonucléique) humain. Les techniques d'analyses actuelles permettent de quantifier cet ARN viral plasmatique (dans le plasma). La technique utilisée est la PCR (ou amplification génomique) :

  • Il s'agit d'une méthode qui permet de dupliquer de l'ADN ou de l'ARN en petite quantité en laboratoire.
  • Cette technique très utilisée pour détecter la présence d'un virus.

La charge virale est aujourd'hui essentielle pour le suivi des patients atteints par le VIH, car :

  • Elle permet d'émettre un pronostic sur l'évolution de l'infection VIH. En effet, si le malade n'est pas traité, on constate tout de suite une augmentation de la charge virale qui est directement corrélée à la diminution des lymphocytes CD4.
  • Elle est utilisée pour la surveillance du traitement contre le sida, le but de celui-ci étant d'obtenir une charge virale indétectable par les techniques actuelles.

Les lymphocytes T CD4+

Les lymphocytes T CD4+, aussi appelés lymphocytes T helper (en anglais) ou auxiliaires, sont des pivots de la réponse immunitaire. Lorsqu’ils sont en contact avec un antigène (particule étrangère), ils prolifèrent et activent un très grand nombre d'autres types cellulaires. Leurs caractéristiques sont les suivantes :

  • Le nombre de lymphocyte T CD4+ circulant reflète le capital immunitaire.
  • La baisse du taux de lymphocyte T CD4+ est liée à la réplication du virus. Ainsi, plus la baisse est importante, plus le risque d'infection opportuniste est majoré.
  • Les seuils maximaux sont les suivants :
    • Le risque vital est atteint quand le taux de cellules CD4 est inférieur à 200 cellules/mm3.
    • En revanche, le risque de survenue d'une maladie opportuniste devient très faible quand ce taux est supérieur à 500 CD4/mm3. Ce chiffre constitue l'objectif minimum du traitement antirétroviral.

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