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Il existe 2 milliards de personnes à travers le monde qui vivent avec l'infection sexuellement transmissible de l'hépatite B (ou VHB). La plupart ne savent pas qu'elles sont infectées, ne présentant pas de symptômes. Cette situation est d'autant plus dramatique qu'il existe un vaccin efficace et sans danger, des tests de dépistage et des traitements.

Qu'est-ce que le virus de l'hépatite B ?

Le virus de l'hépatite B (ou parfois abrégé en VHB) est une infection grave du foie et figure parmi les MST les plus connues. On peut retenir à son sujet les caractéristiques suivantes :

  • L'hépatite B se transmet par contact avec le sang ou les fluides corporels (salive, sueur, larmes, sperme...) provenant d'une personne infectée.
  • Le plus souvent, l'hépatite B se guérit spontanément, même en cas de symptômes sévères. Elle peut même passer inaperçu chez le sujet.
  • Mais pour certaines personnes, elle devient une maladie chronique, ce qui veut dire qu'elle perdure au-delà de 6 mois après l'infection.
  • Il est constaté que les enfants ont plus de risque de développer une hépatite B chronique.
  • Avoir une hépatite B augmente le risque de développer des problèmes hépatiques, comme un cancer du foie ou une cirrhose (maladie du foie irréversible), souvent incurables par la suite.
  • Depuis 1982, un vaccin préventif contre l'hépatite B existe.
Lire l'article Ooreka

Répartition géographique du VHB

L'hépatite B est présente partout dans le monde, mais il existe des régions possédant une plus grande concentration de malades. On distingue généralement 3 zones, selon le niveau d'infection :

  • Zone de haute endémie : Chine, Asie du Sud-Est, Afrique subsaharienne. Dans ces régions plus de 90 % de la population présente des marqueurs d'infection présente ou passée.
  • Zone de moyenne endémie : bassin méditerranéen, Moyen-Orient, Amérique du Sud, Europe de l'Est. Les populations dans ces régions sont principalement contaminées par le faible niveau d'hygiène lors des soins de santé.
  • Zone de basse endémie : Europe de l'Ouest, Amérique du Nord, Australie. La transmission se fait surtout à l'âge adulte par voie sexuelle ou sanguine.

Les chiffres de l'hépatite B

Les chiffres de l'hépatite B dans le monde sont impressionnants et inquiétants. En effet :

  • On compterait 2 milliards de personnes (1 personne sur 3) infectées par le VHB.
  • Parmi elles, les porteurs chroniques, qui n'ont pas éliminé spontanément le virus, seraient au nombre de 240 millions.
  • Enfin, les décès par an dans le monde s’élèveraient à 780 000 par an dont :
    • 650 000 par cirrhose ou cancer du foie ;
    • 130 000 des suites d'une hépatite B aiguë.

En France, 3,2 millions de personnes auraient eu un contact avec le VHB. Et plus de 280 000 individus seraient touchés par la forme chronique de la maladie. Par conséquent, les décès annuels, dus à l'infection elle-même ou à ses conséquences, s’élèveraient à plus de 1 000.

Les modes de transmission du VHB

La propagation du virus est très rapide car elle se fait facilement, par un simple contact avec du sang, des fluides (salive, sueur), du sperme... infectés. La transmission intra-utérine est aussi l'une des causes de la difficulté de stopper ce fléau.

Transmission par voie sexuelle et salivaire

Dans le cas de l'hépatite B, ce mode de transmission est fréquent. En effet, le virus peut se nicher dans :

  • le sperme ;
  • les sécrétions cervico-vaginales ;
  • la salive (contrairement au virus du SIDA), seulement si celle-ci est mêlée à du sang contaminé ; le simple geste de se brosser les dents pouvant alors comporter un risque, dans certains contextes.

Dans les pays développés comme la France, la transmission du virus de l'hépatite B par voie sexuelle est prépondérante.

Transmission par le sang

Le virus de l'hépatite B est présent en grande concentration dans le sang, ce qui explique sa forte contagiosité par ce biais. Par conséquent, certains cas sont particulièrement exposés à une contamination par la voie sanguine :

  • Du fait de sa possible exposition à du sang infecté, le personnel soignant est particulièrement exposé à ce risque de contamination. La vaccination est alors obligatoire.
  • Également, dans les zones à forte endémicité, le passage dans un hôpital, où l'hygiène n'est pas toujours respectée, peut être à l'origine d'une contamination. Une transfusion sanguine (de sang contaminé), par exemple, dans les pays où il n'existe pas de dépistage systématique des donneurs de sang.
  • La toxicomanie (du fait de l'utilisation de seringues non stérilisées et utilisées plusieurs fois, par plusieurs personnes), notamment dans les pays d'Europe de l'Est, devient un mode de contamination de l'hépatite B en recrudescence.
  • Les tatouages, piercing, scarification, coupures involontaires (chez un barbier, par exemple) pratiqués avec des instruments contaminés sont également des situations à risque. Et de manière générale, une simple petite coupure avec un outil (rasoir) infecté ou une griffure peut engendrer une contamination.

Transmission de la mère à l'enfant

L'infection du nouveau-né par l'hépatite B peut être très grave, car les enfants présentent un risque plus élevé de développer une hépatite B chronique. Le dépistage chez la femme enceinte est donc essentiel. Car pris à temps, il permet une sérovaccination (injection d'anticorps) du nouveau-né dans les 24 heures suivant la naissance. Cette technique permet de prévenir 95 % des contaminations néonatales.

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