MST

Sommaire

 

La définition des MST (ou IST), parmi lesquelles les plus connues comme le Sida, l'hépatite B, la syphilis, la chlamydiose ou la gonorrhée, est essentielle afin de comprendre les enjeux sanitaires énormes qu'elles impliquent. Grâce à une bonne prévention, la détection des symptômes les plus courants et le dépistage, il est possible d'optimiser leur traitement et d'endiguer la propagation.

Comment définit-on les MST ?

Les MST, ou maladies sexuellement transmissibles, sont des infections transmises par voie sexuelle, particulièrement par voie vaginale, anale ou orale. Elles sont dues à des micro-organismes (bactéries, virus, champignons ou parasites).

Appellations

Les MST semblent exister depuis longtemps puisqu'on les nommait autrefois :

  • « le mal français » ;
  • puis, « maladies vénériennes » (de Vénus, déesse de l'amour), expression qui aurait été inventée par Jacques de Béthencourt, médecin français du XVIe siècle ayant notamment écrit sur la syphilis, en 1527.

De nos jours, on utilise communément le terme MST (maladie sexuellement transmissible). Cependant, depuis 1999, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a communiqué auprès des États afin de modifier l'acronyme en IST (infections sexuellement transmissibles) :

  • Ce choix a été fait en raison du nombre important d'infections asymptomatiques : un individu peut être infecté par une IST, la porter dans son organisme, sans pour autant en ressentir les symptômes (les effets).
  • C'est ce qui distingue une infection d'une maladie qui présente des symptômes chez l'individu atteint. Or, on a constaté que la plupart des MST ne génèrent pas de symptômes. Dans le cas contraire, ceux-ci sont souvent, mais pas toujours, directement liés à une atteinte génitale, bien que des symptômes généraux puissent également être présents.

Propagation rapide et complications

Les IST, se transmettant par voie sexuelle (lors d’un rapport vaginal, anal ou oral), peuvent affecter rapidement de nombreux individus si des dépistages et des moyens de protection (préservatifs...) ne sont pas mis en place.

Toutes ne sont pas mortelles, mais il est important de savoir que :

  • En fragilisant les muqueuses, elles rendent les risques de contamination au virus du sida bien plus élevés.
  • Inversement, si une personne est atteinte du VIH et qu'elle contracte en plus une IST, celle-ci peut être amplifiée et venir compliquer le traitement.

D'ailleurs, les MST et les complications qu'elles impliquent figurent parmi les 5 motifs les plus fréquents de consultation d'un médecin, dans les pays développés.

Épidémiologie des MST

La propagation des IST n'a eu de cesse d'augmenter depuis les années 1990. Chaque jour, plus d’un million de personnes contractent une IST dans le monde.

L’incidence de ces infections reste extrêmement élevée, malgré les progrès en matière de diagnostic et de traitement.

  • Parmi les MST les répandues, on compte l'herpès génital (HSV), avec plus de 500 millions de personnes atteintes dans le monde et le papillomavirus humain (VPH) qui concerne plus de 290 millions de femmes et qui est rendu responsable chaque année de 528 000 cas de cancer du col de l’utérus entraînant 266 000 décès.
  • En 2013, on comptait plus de 35 millions de personnes vivant avec le virus du sida, l'Afrique subsaharienne restant la zone la plus touchée.
  • La gonococcie voit aussi son incidence augmenter depuis la fin des années 1990. Le problème posé par l'infection au gonocoque est le développement d'une multirésistance vis-à-vis des antibiotiques, des antimicrobiens (les pénicillines, les sulfonamides, les tétracyclines, les quinolones et les macrolides) et de l’option thérapeutique de dernière intention : la céphalosporine (par voie orale et parentérale).

En France, comme partout dans le monde, on observe une augmentation des cas de MST et particulièrement de syphilis dans la population homosexuelle, souvent déjà infectée par le virus du sida.

Au final, on estime que 357 millions de personnes contractent chaque année l’une des quatre IST suivantes : chlamydiose (131 millions), gonorrhée (78 millions), syphilis (5,6 millions) et trichomonase (143 millions).

Quelles sont leurs principales causes ?

Il existe plus de 30 bactéries, virus et parasites pouvant être la cause de MST. Néanmoins, une large majorité des maladies sexuellement transmissibles est liée à huit agents pathogènes.

Types de pathogènes IST pouvant être guéries IST incurables

Les traitements peuvent atténuer ou modifier les symptômes

Bactéries
  • Syphilis ;
  • gonorrhée (N. gonorrhoeæ) ;
  • chlamydiose (chlamydia).
 
Virus  
  • Hépatite B ;
  • virus de l'herpès (herpes virus simplex ou HSV) ;
  • VIH (virus du sida) ;
  • papillomavirus humain (VPH).
Parasites Trichonomase  

Ces agents pathogènes ne sont pas seulement transmis par contact sexuel, mais aussi entre la mère et l'enfant, par l'allaitement ou encore le contact sanguin. Ainsi, en 2012, plus de 900 000 femmes enceintes ont été infectées par la syphilis, ce qui a entraîné des complications dans 350 000 cas (faible poids de naissance, septicémie, pneumonie, conjonctivite du nouveau-né ou malformations congénitales) et parfois des décès in utero.

Par ailleurs, un grand nombre d’IST, notamment la chlamydiose, la gonorrhée, l’hépatite B, le sida et la syphilis, se transmettent aussi de la mère à l’enfant pendant la grossesse et à l’accouchement.

MST : définition des symptômes

Les MST peuvent présenter différents symptômes courants et communs à plusieurs de ces maladies :

Parmi ces symptômes, certains sont :

Dans certains cas, les IST peuvent provoquer une stérilité.

Néanmoins, dans la plupart de cas, les infections sexuellement transmissibles sont asymptomatiques ou s’accompagnent de symptômes bénins qui ne sont pas caractéristiques d’une IST. Ainsi, 65 % des femmes porteuses d'une infection à chlamydia trachomatis l'ignorent, par exemple.

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